Qui sommes nous?

Un institut de Droit pontifical

L’institut du Bon Pasteur est constitué de Droit pontifical, c’est-à-dire qu’il relève directement du Saint-Siège et que son supérieur a le pouvoir de juridiction ordinaire, aux fors interne et externe, sur tous les membres de la communauté. Il incardine ses membres prêtres et diacres, c’est-à-dire qu’il les rattache directement à l’Église romaine. Il peut ouvrir des séminaires et appeler aux ordres mineurs et majeurs les candidats reconnus aptes au sacerdoce. Pouvoir dont il a usé dernièrement en faisant ordonner deux diacres et deux nouveaux prêtres. Les statuts lui permettent aussi d’appeler des frères auxiliaires à la vie religieuse.

Un communauté de vie apostolique dédiée au rite traditionnel

Le Saint-Siège a dédié l’Institut du Bon Pasteur à « l’usage exclusif de la liturgie grégorienne » pour la messe et pour tous les sacrements, selon « les livres liturgiques en vigueur en 1962 » (Statuts II §2). La liturgie traditionnelle est déclarée « rite propre de l’Institut dans tous ses actes liturgiques » (Statuts I §2). Selon les statuts et selon le décret d’érection, il s’agit non d’un indult mais d’une mission et d’une discipline propre, qui manifeste combien le rite dit « de Saint Pie V » est légitime et constitue une richesse pour l’Église. Désormais, à travers les statuts du Bon Pasteur, la messe traditionnelle n’est plus seulement une permission. Elle se trouve encouragée pour elle-même par le Siège Romain.

La communion pleinement manifestée

Les prêtres et les diacres de cette nouvelle œuvre apostolique et missionnaire se réjouissent de la générosité avec laquelle la hiérarchie ecclésiastique a reçu leur demande d’une communion qui soit enfin pleinement manifestée avec le Saint-Siège. Le décret d’érection du 8 septembre 2006 est le signe certain de leur communion avec l’Église de Rome, avec toutes les Églises en communion avec elle.

« Une fidélité entière au Magistère infaillible de l’Église »

Par ailleurs, chaque membre fondateur reconnaît personnellement « respecter le Magistère authentique » du Siège Romain, dans « une fidélité entière au Magistère infaillible de l’Église (Statuts II §2). D’un point de vue doctrinal, conformément au discours du pape Benoît XVI à la Curie Romaine le 22 décembre 2005, les membres de l’Institut, autant qu'il est en eux, sont engagés par une « critique sérieuse et constructive » du concile Vatican II, pour permettre au Siège Apostolique d’en donner l'interprétation authentique.

La communion crée un espace de dialogue et de controverse saine et sereine. Ainsi, sous l’égide du Bon Pasteur, un grand débat sur la Tradition et la réception de Vatican II a rassemblé fraternellement le 20 novembre 2006 un millier de catholiques de tendances plus que variées. Le 2 décembre, par un colloque universitaire sur « Les célébrations liturgiques, Tradition ou mutations ? », l’institut a donné la parole à une dizaine de professeurs et de prêtres, dont le père Lang, leur permettant d’exposer devant une centaine de participants le fruit de leurs travaux critiques innovants (historiques et théologiques). Le Cardinal Ricard lui-même a prévu de créer prochainement une commission de discussion doctrinale à Bordeaux pour débattre sereinement, dans le respect mutuel, des points d’achoppement sur le concile et sa réception.